L’efficacité d’une communication réfléchit

L’efficacité d’une communication réfléchit

Une vision globale qui donne du SENS et un CAP

Toute organisation (entreprise, association, organisme public) construit son image avec la volonté de valoriser ses talents, ses savoir-faires, ses métiers, ses produits et/ou ses services. Ces actions de communication, pour être efficaces, doivent se comprendre en fonction d’un contexte, d’un enjeu particulier, d’un objectif, d’un positionnement et d’une relation avec le destinataire du message. A chaque objectif correspond une stratégie de communication pertinente pour toucher ses cibles et faire passer ses messages. On ne communique pas de la même manière si l'on souhaite : fidéliser ses clients, construire sa notoriété, lancer un nouveau produit, fédérer ses salariés / ses équipes, convaincre des investisseurs, recruter un(e) collaborateur(trice), retrouver la confiance après une crise, changer les pratiques de consommation d'énergie ou faire connaître l'ensemble de ses métiers...

 

Ce point fondamental semble une évidence, mais  parfois (souvent ?) dans la pratique, la précipitation, "l'urgence", le "tout tout de suite", une méconnaissance du sujet, un manque de temps, une promotion sur une offre d'achat d'espace, notre bonne vieille société de consommation qui n'invite pas à la réflexion mais à l'action impulsive… fait que l'on utilise un outils, un vecteur ou un moyen de communication qui n'est pas toujours adapter à son objectif. Cette vision globale qui donne du sens et un cap pour les équipes, nous semble un moyen cohérent pour être efficace et percutant dans sa démarche de communication.

 

"Toute croyance en une communication globale conduit
au mieux à l’inefficacité, au pire à de sérieuses difficultés."
citation de Marie Hélène Westphalen - Communicator

Des actions de communication cohérentes

le-penseur-desjeux-creations-300x300Cette démarche d’analyse avant l’action, permet d’optimiser son temps, d’être plus efficient et d’avoir un ROI (retour sur investissement) optimum. En fait, les actions de communication qui doivent être mutli-canales et dans un esprit 360°, n’ont de sens que si elles servent la stratégie de communication. L’ensemble des actions de communication s’organisent dans ce qu’on appelle un plan de communication, généralement définit sur 12 mois. Chaque outils, qu’il soit physique ou digital doit permettre d’adresser un message spécifique et cohérent à chacune de ses cibles, au moment où le prospect ou le client a besoin des  produits ou services de l'organisation (entreprise / association / public). Cette démarche nécessite de bien connaître ses cibles. Le Datamining permet évidement un traitement des données de manière fine et pertinente, mais pour des TPE ou des PME/PMI qui n’ont pas (encore) investi le domaine du numérique une enquête terrain auprès des consommateurs ou un questionnaire digital permet de faire un audit d’image constructif pour améliorer la pertinence de ses actions de communication.

Une communication 360°

Dans cette communication 360° il est donc possible de réaliser des actions très variés (print ou digital), toujours en lien avec l’objectif de la stratégie de com’ : relations presse, communication interne, com’ de crise, achat d’espace publicitaire via les médias : radio, TV, web, affichage, cinéma, presse écrite, ou faire du hors médias : événementiel, mécénat, sponsoring, salon ... de l’événementiel, du marketing direct print (brochure, flyer, courrier personnalisé nominatif…) du street marketing, du marketing digital, de la vidéo en ligne, du community management, du référencement SEO ou SEA, de l’emailing

 

L'action n'a de sens que si elle permet de toucher sa cible, au bon moment et de faire passer un message spécifique qui répond à l’objectif de la stratégie de communication. Alexis Desjeux, enseignant vacataire à l'IUT Paris V (Pres Sorbonne Paris Citée)

Une vigilance particulière avec l'interculturelle

Bien évidemment ces règles sont tout aussi importantes lorsque vous communiquez dans un autre pays. Le SENS de l'AUTRE, l'écoute active (dans l'esprit des chercheurs de l'école Palo Alto), la connaissance de sa culture, de son fonctionnement conditionnent votre stratégie de communication à l'international et les actions de communication qui en découle. Il semble important de s'intéresser aux règles qui gèrent la distance et la proximité sociale entre individus. Elles s’organisent autour des usages qui sont prescrits, permis ou interdits. Elles varient suivant que l’espace est public, privé ou intime. Elles évoluent avec les changements de génération et en fonction des clivages sociaux et de genre. Les règles sont donc dynamiques et diverses. Exemple : Aux USA le prénom ou first name peut être utilisé dès le premier contact. Le prénom est prescrit. Il ne signifie pas la proximité d’où l’incompréhension des Français qui interprètent l’usage du prénom comme un signe de proximité. (Plus d'infos sur le site de Dominique Desjeux sociologue et anthropologue spécialiste de l'interculturel)

Le professionnalisme du métier

Cette démarche permet une approche professionnelle du métier de communicant. Elle fait sens pour expliquer tel ou tel choix stratégique et d'action et ainsi marquer le professionnalisme du responsable de la communication. Cette méthodologie permet d'éviter une dérive instrumentale de la communication (mettre en place un outils avant d’avoir mené une réflexion sur son utilité, son usage, sa cible… la création de site web responsive en est un bel exemple). Ce processus permet également une meilleure évaluation de la com’ d’entreprise. Le dircom peu ainsi prouver l’efficacité de ses actions de communication car elles sont cohérentes et réfléchies.

« La paradoxe aujourd’hui, est qu’il n’a jamais été autant question de communication, et d’interactivité, au point de vouloir en faire un modèle de société, au moment où simultanément il n’y a jamais eu autant de murs physiques entre les peuples, et autant de murs d’incompréhension entres les riches et les pauvres, les jeunes et les vieux, les émigrés et les autres, les gavés de technologies et ceux qui y sont dépourvus… » Informer n’est pas communiquer, Dominique Wolton, CNRS éditions, 2009, 140 p.

communication 360°